A la une : le franchissement de la Loire relancé ?

« Il faut mener une réflexion urgente sur le franchissement de la Loire, il faut un autre ouvrage car il faut absolument sécuriser les flux ». C’est la demande du Maire de Saint-Nazaire David Samzun dans une interview à Presse-Océan le 23 septembre dernier. Devant les commandes d’Airbus, des Chantiers de l’Atlantique et du bassin industriel, 15.000 personnes vont arriver dans les usines du pôle nazairien dont une part va habiter au sud Loire. « Quand il y a un accident sur le pont, les hommes et les femmes ne peuvent plus venir travailler » ajoute David Samzun. Ce sujet n’est pas nouveau et avait ressurgi en 2015 lors de l’élection à la tête de la Région de Bruno Retailleau et a été relancé lors des élections municipales par Foulques Chombart de Lawe qui proposait un tunnel entre Chantenay et Trentemoult. Pourtant le problème est connu : un nouveau franchissement vers Paimboeuf évoqué un temps apparaît illusoire pour des raisons de coût et d’environnement alors que le besoin se fait surtout sentir autour du périphérique nantais, accentué par le maintien de l’aéroport au sud-Loire. Le Conseil Economique et Social avait publié un rapport sur ce sujet en 2010 en évoquant entre autres la possibilité d’un doublement du pont de Cheviré. Une solution qui ne résoudrait en rien la problématique du bassin nazairien dont bon nombre d’habitants viennent du Pays de Retz. En tout état de cause, il est urgent que les responsables politiques se mettent autour de la table pour partager le diagnostic comme au bon vieux temps de l’Association Communautaire de l’Estuaire de la Loire qui réunissait l’Etat et les Présidents de Région, Département, Agglomérations et CCI. Un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître mais qui avait le mérite de faire discuter les grands élus sur la question des infrastructures. Un sujet d’avenir pour le Grand Ouest que les Présidentes et Présidents de collectivités feraient bien de remettre sur la table car ces infrastructures, comme l’a montré le colloque du 24 juin, engagent le territoire pour les 30 à 50 prochaines années.




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