Des carburants durables pas suffisants pour limiter l’impact climatique
- desailespourlouest
- il y a 2 jours
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Alors que le trafic aérien a atteint les 5 milliards de passagers, la question de l’impact climatique de ce secteur d’activités reste posée malgré les efforts faits par la profession, notamment en termes de renouvellement de flottes moins gourmandes en kérosène. Le secteur s’est fixé comme objectif 0 émissions nette de CO2 d’ici 2050 mais la croissance du trafic qui a retrouvé son niveau d’avant covid annihile les efforts réalisés à niveau constant. Dans ce contexte, certains prônent un plafonnement du trafic tandis que les acteurs mises sur les évolutions technologiques. Si l’avion à hydrogène n’est pas envisagé avant 2100 compte-tenu des incidences très fortes sur tout l’écosystème aérien (dimensionnement des plates-formes, renouvellement des flottes…), l’intégration de carburant durable (SAF) apparaît comme la solution la plus adaptée à court terme. Les compagnies ont d’ores et déjà l’obligation d’utiliser un quota de carburant durable de 2%, proportion qui doit évoluer à 6% en 2030, 20% en 2035 et 70% en 2050 mais les perspectives se heurtent à un plafond en termes de production de carburants durables et à un prix 3 à 5 fois plus élevé que le kérosène. Dans ce contexte, l’innovation et la technologie alliés à une évolution des comportements apparaît indispensable, comme le fait par exemple Lufthansa en proposant des offres incluant une contribution à la réduction des émissions de CO₂, correspondant à l’empreinte carbone estimée du vol.





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