Les ports : un enjeu majeur pour l’industrie et l’emploi.
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’Insee vient de publier une étude sur le complexe industrialo-portuaire qui faisait travailler 30 400 personnes en 2024, tout au long de l’estuaire de la Loire. Des chantiers navals aux hangars d’Airbus, l’estuaire vit au rythme du port. Ses 670 établissements représentent 5 % de l’emploi en Loire-Atlantique et produisent 2,8 milliards d’euros de richesse.
Quatre salariés sur dix travaillent dans les activités maritimes, d’abord la construction navale. Les Chantiers de l’Atlantique, qui ont livré l’Utopia of the Seas en 2024, et Naval Group en sont les piliers. Les autres salariés travaillent surtout dans l’industrie, portée par Airbus à Montoir-de-Bretagne et à Bouguenais.
À Montoir, près de deux emplois sur trois dépendent du port. Les Nazairiens en profitent en premier : un tiers des salariés vit dans l’agglomération. À Donges, Besné ou Crossac, près d’un habitant actif sur cinq travaille sur le port.
Le port recrute surtout des profils qualifiés. On compte 42 % d’ouvriers, souvent chaudronniers, tuyauteurs ou grutiers, et 25 % de cadres, bien plus que la moyenne régionale.
Alors que les flux d’énergie fossile représentent encore deux tiers du trafic, le port prépare aussi sa transition en se tournant vers l’éolien en mer et les filières bas carbone à travers notamment 3 projets :
Le premier projet s’appelle Éole. Le port veut créer à Saint-Nazaire une base d’assemblage pour les éoliennes en mer, posées comme flottantes. L’investissement dépasse 230 millions d’euros, et les travaux doivent commencer début 2027.
Le deuxième projet, GOCO2, concerne le carbone. Il doit capter le CO2 de cimenteries et de fours à chaux des Deux-Sèvres et de la Mayenne, puis le transporter par environ 375 km de canalisations souterraines. Le CO2 rejoindrait ensuite le terminal d’export de Saint-Nazaire, d’où il partirait vers des sites de stockage. Le projet vise 2,2 millions de tonnes de CO2 évitées par an, pour un investissement d’environ 2,5 milliards d’euros.
Le troisième projet, Take Kair, concerne l’aviation. Hynamics, filiale d’EDF, prévoit à Donges une usine de e-kérosène à 850 millions d’euros. Ce carburant serait produit à partir d’hydrogène renouvelable et de CO2 capté dans une cimenterie mayennaise. À partir de 2030, les compagnies aériennes devront incorporer une part de carburant de synthèse.
Lien étude insee : 30 400 salariés dans le complexe industrialo-portuaire de Nantes Saint-Nazaire - Insee Analyses Pays de la Loire - 161
Cette étude fait par ailleurs écho à l’étude environnementale sur le port de Brest concernant les 3 formes de radoub qui permettent d’accueillir de grands navires. L’enquête publique s’est terminée le 30 octobre et l’autorisation est attendue pour 2027. Malgré un avis critique de la mission régionale de l’autorité environnementale, l’enquête publique a permis au port de mettre en avant les 26 millions d’euros d’investissement depuis 2024 pour améliorer la performance environnementale et les investissements prévus, notamment la hausse de capacité d’électrification des quais et des formes pour raccorder les navires.




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